Le territoire
Le Var est le fleuve le plus important des Alpes Maritime, il s’écoule sur 110 km et son bassin versant couvre 2 822 km2. Il est soumis à un régime pluvio-nival. La basse vallée du Var a subi un fort endiguement à partir de la fin du XIXe siècle. De nombreux gisements alluvionnaires ont été exploités après la Seconde Guerre mondiale, ce qui a conduit à la mise en place de 11 seuils afin de stabiliser le cours d’eau. Ce territoire subit également une forte pression démographique et touristique. Le fleuve est soumis aux crues et on peut citer les crues de 1994 ou plus récemment celle induite par la tempête Alex qui ont marqués les esprits. L’hydroélectricité représente un très fort usage du fleuve. Enfin, comme tous les cours d’eau du territoire méditerranéen, ce bassin versant est soumis aux conséquences du changement climatiques (assecs, réchauffement).
Documents de gestions
Le PLAGEPOMI est le plan de gestion des poissons migrateurs, son objectif général est la préservation et la reconquête durable des populations de poissons migrateurs amphihalins dans le bassin Rhône-Méditerranée. Il définit, entre autres, les ZAP et ZALT. La Zone d’Action Prioritaire (ZAP) correspond au linéaire de cours d’eau sur lequel doivent être concentrés les efforts de restauration écologique en lien avec une espèce cible, la Zone d’Actions à Long Termes (ZALT) regroupe des zones où la présence des migrateurs est relictuelle, historique ou potentielle. Ce sont des zones où des actions d’acquisition de connaissances pour définir les enjeux liés à l’espèce sont préconisées. Les ZAP et ZALT sont définies par le PLAGEPOMI.
Seule l’anguille est concernée par le PLAGEPOMI sur ce territoire. Les habitats de l’Alose feinte de Méditerranée en mer sont très rares en région Provence Alpes Côte d’Azur. Quelques lamproies ont déjà été observées au large de Nice, bien que certains de ces événements soient récents (2025), ils restent rares.
Le Var est classé en ZAP jusqu’à l’aval de la confluence du ravin de Chamoussillon. Plusieurs affluents sont classés en ZAP : l’Estéron (jusqu’à la confluence avec la Gironde), la Vésubie, en ZAP jusqu’au barrage de Saint Jean la rivière exclue puis en ZALT jusqu’au pied du barrage de Saint Martin de Vésubie (exclu). La Tinée en ZAP jusqu’au barrage d’Isola exclu, le Coulomb & la Vaïre.
Le PLAGEPOMI (2022-2027) identifie plusieurs ouvrages prioritaires (c’est-à-dire des ouvrages problématiques ou non encore traité au moment de la rédaction du document) :
Le seuil du pont Napoléon III (ROE 5148) les seuils 4 (ROE 5181), 5 (ROE 5196), 6 (ROE 5211) et 16 (ROE 43257) ainsi que leur microcentrale (respectivement ROE 5226, 5254, 5252 et 43262), le barrage de la Mescla (ROE 43296) et le seuil de Guillaumes (ROE 60595) sur le Var. La microcentrale Saffarels (ROE 49624), le radier du Pont d’Annot (ROE 49629) et la prise d’eau des canaux de Glaire et des Ganges (ROE 4638) sur le Vaïre. Le barrage de Bancairon (ROE 43536) et de Vallabre (ROE 43660) sur la Tinée. Depuis l’édition du PLAGEPOMI, le seuil 6 a été abaissé, des projets sont en cours pour les seuils 4 et 5. Le barrage de Bancairon de la Mescla et du Pont d’Annot sont maintenant équipés, l’enjeu de la dévalaison restant néanmoins prévalant sur les ouvrages de Bancairon et de la Mescla.
La basse vallée du Var est concernée par un Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux. On trouve deux zones Natura 2000 sur le secteur ; la basse vallée du Var (FR9312025), et, les Gorges de la Vésubie et du Var).
Le bassin versant dispose également d’un PAPI.
Enfin, la fédération de pêche et de protection des milieux aquatiques des Alpes Maritimes porte un PDPG dans lequel il est possible de retrouver un diagnostic du territoire et des actions favorisées pour améliorer l’état des milieux.
