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Stade de développement

  • 719 bulls

1. Résultats Globaux

Avec 719 bulls comptabilisé en 2017 sur l‘ensemble des sites suivi, l’activité de reproduction  est comparable à celle des deux années précédentes. La tendance d’évolution depuis 5 ans est à la baisse. L’interprétation de ce descripteur nécessite de prendre en compte également les résultats de la pêcherie amateur à la ligne (CPUE).

En 2017, on retiendra que le descripteur de reproduction des aloses reste à un bas niveau comme c’est le cas depuis 2010.

 

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2. Résultats par site

Sur le bassin du Rhône

Le Gardon et la Cèze constituent les secteurs de reproduction les plus actifs parmi les sites suivis en 2017.

En début de saison, un coup d’eau a facilité le franchissement du seuil de Beaucaire, améliorant la colonisation du Gardon.

La Durance n’a pas fait l’objet de suivi faute de maîtrise d’ouvrage, toutefois l’attractivité de ce cours d’eau pour l’Alose semble encore une fois prépondérante avec de nombreuses captures (cf. résultat suivi pêcherie).

Plus haut sur le bassin, les possibilités de reproduction ont été  fortement limitée par les faibles débits du bras de Villeneuve où se trouve la seule voie de passage (écluse de navigation) de l’aménagement d’Avignon en raison d’un incendie à l’usine-écluse d’Avignon. La nouvelle passe à poissons de Sauveterre n’était en effet pas encore en service pour permettre la migration via le bras d’Avignon au printemps 2017.

En amont d’Avignon, de nombreuses aloses se sont reproduites dans la Cèze où l’on observe la meilleure reproduction sur la frayère de Chusclan depuis 2010. Au niveau de l’aménagement de Caderousse, la répartition des débits en mars a été favorable au bras court circuité et au franchissement de la passe à poissons du seuil de la confluence (difficilement franchissable dans certaines conditions).

En amont de Caderousse la reproduction a également été observée en aval du barrage de Donzère et également sur l’Ardèche lors de prospections qualitatives en aval des gorges. En revanche, sur le site de suivi pour l’indicateur annuel du PLAGEPOMI, aucun bull n’a été observé.

 

Sur les côtiers

La reproduction semble continuer de s’essouffler sur le Vidourle depuis 2009. L’année 2017 est l’une des plus mauvaise année de la chronique 2008-2017 à la fois sur la frayère de Marsillargues et sur celle de Saint Laurent d’Aigouze. L’hydrologie et la thermie sont pourtant apparues relativement favorables au moins en début de période de migration (débits de l’embouchure attractifs de janvier à mars, puis peu soutenus les mois suivants).

Pour autant, malgré les faibles effectifs sur les frayères suivies, quelques individus ont été observés en amont de Marsillargues pour la deuxième année consécutive, ce qui ouvre des perspectives quant à l’accès à des frayères naturelles de meilleure qualité.

Il est aujourd’hui difficile d’expliquer l’évolution de cette tendance (mauvaise dynamique globale de la population d’aloses ? Dérangement lors de la reproduction ? Impact de la pêcherie en mer ?) car nous disposons de peu de recul depuis la réouverture en 2015 des secteurs en amont de Saint Laurent d’Aigouze et de Marsillargues à la migration des aloses.

 

 

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3. Protocole & modalités de calcul

Le suivi de la reproduction de l’Alose sur le bassin Rhône Méditerranée est standardisé depuis 2014 afin d’harmoniser l’effort de suivi sur l’ensemble des sites. Il s’agit de dénombrer les bulls de 22h30 à 4h, une nuit sur 2 pendant une période de 46 nuits entre avril et juin. Le nombre de bulls sur la saison est ensuite estimé par extrapolation.

La donnée associée à ce descripteur est volontairement présentée uniquement sous forme de nombre de bulls par saison. L’estimation du nombre de géniteurs à partir des bulls n’est pas pertinente sur le bassin Rhône Méditerranée pour 2 raisons :

           – nombre de bulls souvent insuffisant

           – formules calibrées sur la Grande Alose.

La tendance est calculée en comparant la valeur annuelle à la moyenne des 5 dernières années. L’augmentation et la diminution sont considérées significatives si elles dépassent l’IC95. Dans le cas contraire, la tendance est considérée stable.

4. Objectifs et stratégie de suivi

Seuls les bassins du Rhône et du Vidourle sont actuellement suivis mais la mise en place d’un suivi complémentaire sur un côtier de l’est du bassin méditerranéen est actuellement à l’étude.

L’indicateur doit permettre de connaître les tendances d’évolution des populations dans le temps et l’espace. Il vise également à suivre la recolonisation des axes suivis et à évaluer la réussite des actions menées en faveurs de la libre circulation des poissons migrateurs.

Par conséquent, sur le bassin du Rhône, les sites de suivi sont disposés sur  la plupart des affluents majeur du Rhône (en général à l’aval d’un obstacle bloquant).

Sur le Vidourle, le suivi, qui se fait au niveau des deux premiers obstacles, a succédé  à un programme d’étude spécifique à la migration et la reproduction des aloses, mené par MRM à partir de 2005.

5. Partenaires techniques de suivi